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A quand les premières voitures sans conducteur sur nos routes ?

 

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Le secteur de la réparation automobile se trouve face à un dilemme. L’inquiétude de voir leur chiffre d’affaires s’effondrer grandit parmi les carrossiers lorsque le nombre d’accidents de voiture baisse. D’où l’intérêt pour eux de garder un œil sur l’évolution des voitures sans conducteurs. Car si l’on en croit la plupart des experts, l’utilisation de ces véhicules entraînera une diminution du nombre d’accidents. La question que doit se poser la plupart des carrossiers est la suivante : Quand verrons-nous les premières voitures sans conducteur débarquer sur nos routes ?

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Prototype de voiture sans conducteur présenté lors du salon international nord-américain de l’automobile en janvier 2018.

Jusqu’à présent, les experts ont estimé qu’il faudrait attendre au moins 2025 avant de voir les premières voitures sans conducteurs sur nos routes. C’est toutefois lors du salon de l’électronique CES de 2018 qui s’est tenu à Las Vegas que VW a fait part de son intention de commercialiser une voiture autonome en 2021. BMW envisage également de lancer la production d’un modèle sans volant ni pédales. Dès 2019, General Motors envisage de lancer des robots-taxis sur les routes, dans le sillage de Daimler et de Renault. Pourquoi une telle précipitation ? Le secteur des robots-taxis représenterait à lui seul un marché potentiel de plusieurs centaines de milliards d’euros, si l’on en croit certains connaisseurs du secteur.

Volvo a l’intention de fournir des milliers de SUV au site de covoiturage Uber d’ici 2021, dont plus de 20 000 devraient être des modèles sans conducteurs. Au Royaume-Uni, où Jaguar et Land Rover testent actuellement des voitures sans conducteur, le ministère des Finances a fait la proposition suivante à la fin de l’année dernière. Dès l’an prochain, des véhicules commenceront à être testées sur les autoroutes du Royaume-Uni qui ne seront pas surveillés par des êtres humains, que ce soit à bord ou depuis un poste de surveillance externe.

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À peine trois ans et déjà une légende : le prototype sans conducteur présenté par Mercedes lors de l’Autosalon Genf en 2016.

Nombreux sont ceux à être surpris de voir des constructeurs automobiles de renom se dépêcher pour proposer leurs propres voitures sans conducteur, face à des entreprises comme Tesla, Apple ou la filiale de Google, Waymo, qui avaient plusieurs longueurs d’avance en termes de développement. Ce qui ne les a pas empêchées de subir quelques revers. À commencer par la star du secteur, Tesla, dont l’image a été quelque peu écornée par plusieurs accidents impliquant des voitures sans conducteur et des problèmes massifs de production. Apple a fait le choix de se garder de tout commentaire. Waymo, la première société à faire circuler des voitures sans conducteur dans les rues de Phoenix, dans l’Arizona, est empêtrée dans une bataille judiciaire autour d’un vol présumé de secrets industriels, qui s’annonce longue. Conclusion : Les difficultés rencontrées par ces nouveaux acteurs ont permis à des constructeurs de renom de combler leur retard.

Par ailleurs : Confrontés à de nombreux problèmes techniques non résolus à ce jour, certains des objectifs et des délais annoncés semblent désormais bien ambitieux. D’autant plus si l’on tient compte de l’éventail de questions juridiques et éthiques à prendre en considération : qui est responsable en cas d’accident impliquant deux véhicules sans conducteur ? comment le logiciel de conduite tranche-t-il le dilemme entre heurter la poussette ou le cycliste s’il était amené à devoir choisir ? Des enjeux comme ceux-ci pourraient retarder le lancement triomphal des voitures sans conducteur.

Les cinq niveaux de la voiture sans conducteur
Niveau 0 Le conducteur fait tout lui-même. Le véhicule ne fait rien de sa propre initiative et/ou ne possède pas les moyens techniques pour le faire.
Niveau 1. Conduite assistée Le véhicule aide le conducteur avec des systèmes d’aide, comme les systèmes de détection des angles morts, d’assistance au maintien de la trajectoire ou de démarrage en cote.
Niveau 2. Conduite partiellement automatisée La voiture prend le contrôle pour certaines manœuvres, pour se garer ou prendre le volant en cas d’embouteillages. C’est la situation dans laquelle se trouvent actuellement de nombreux constructeurs.
Niveau 3. Conduite automatisée avancée Le véhicule peut signaler sa présence, changer de voie ou adapter la vitesse en fonction de la circulation. Le pilote automatique peut tout de même demander au conducteur de reprendre le contrôle.
Niveau 4. Conduite entièrement automatisée L’ordinateur gère toutes les fonctions liées à la conduite et ne cède le contrôle que lorsqu’il est confronté à une situation qu’il est incapable de gérer.
Niveau 5. Conduite autonome Le système du véhicule a seulement besoin qu’on lui indique une destination et d’une autorisation pour démarrer. Le véhicule se rend automatiquement à la destination.


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